Le jour même
le devis part le jour de la demande, plus trois jours après
40 secondes
un vocal en sortant du chantier suffit à lancer le devis
Vous validez
aucun devis ne part sans votre relecture et votre accord

Le problème de départ

Un plombier indépendant chiffre ses devis le soir, après dix heures de chantier. Il ressort ses notes, cherche ses prix dans un ancien devis, recopie les lignes, calcule la TVA. Un devis lui prend entre trente minutes et une heure.

Alors il les repousse. Le devis promis lundi part jeudi. Entre les deux, le client a appelé quelqu'un d'autre.

Le problème n'est pas de savoir chiffrer. Il sait le faire mieux que personne. Le problème est le délai entre le moment où il sait quoi facturer et le moment où le client reçoit le papier.

"Le chiffrage, je l'ai dans la tête en sortant de chez le client. C'est le mettre en forme qui me prend la soirée. Et quand je suis fatigué, je le remets à demain."

Ce que fait l'agent

L'agent ne fixe pas les prix. Il travaille à partir de la bibliothèque de prix de l'artisan : ses postes, ses tarifs, ses forfaits de déplacement, ses marges sur fournitures. Il met en forme, il ne décide pas.

Deux portes d'entrée, un seul parcours. Le devis arrive au même endroit, dans le même format, quelle que soit la porte utilisée.

Porte 1 : une demande arrive

Le client écrit sur WhatsApp ou remplit le formulaire du site, souvent avec une photo du chauffe-eau ou de la fuite. L'agent lit la demande, identifie ce qui manque pour chiffrer, et pose les questions restantes. Trois questions, rarement plus : l'ancienneté de l'installation, l'accès, la disponibilité.

Quand il a de quoi chiffrer, il construit le devis. Quand il n'a pas de quoi, il le dit et transmet la demande telle quelle plutôt que d'inventer.

Porte 2 : l'artisan sort d'une visite

Dans la camionnette, l'artisan enregistre un vocal de quarante secondes : ce qu'il a vu, ce qu'il faut changer, les quantités. Il ajoute deux photos s'il veut. L'agent décompose le vocal en postes, applique les prix de la bibliothèque, et rédige le devis.

Puis : la validation, toujours

Le devis arrive sur le téléphone de l'artisan, en brouillon. Il relit, corrige une quantité s'il faut, valide. C'est à ce moment seulement que le PDF part chez le client, avec les mentions légales et les conditions de règlement déjà en place.

Un devis qu'il ne valide pas ne part jamais. C'est la règle, elle n'a pas d'exception.

Ce que ça change au quotidien

Le client reçoit son devis le jour de sa demande, pas trois jours après. Sur un marché où trois artisans sont consultés, celui qui répond le premier part avec un avantage que le prix ne rattrape pas toujours.

L'artisan, lui, récupère ses soirées. Le chiffrage se fait encore dans sa tête, sur le chantier, là où il est bon. La mise en forme ne lui coûte plus une soirée par semaine.

Et comme les prix viennent tous de la même bibliothèque, deux devis pour le même travail sortent au même prix. Les écarts de fatigue et les oublis de ligne disparaissent.

Ce qu'il faut pour le mettre en place

Trois choses, et aucune n'est technique.

Une bibliothèque de prix écrite une fois : les postes courants de l'artisan avec leur tarif. C'est le seul vrai travail de départ, une demi-journée à deux, en général.

Un modèle de devis conforme : mentions légales, conditions de règlement, assurance décennale. Souvent, l'artisan en a déjà un, il suffit de le reprendre.

Un canal d'entrée déjà utilisé : WhatsApp Business, une boîte mail, le formulaire du site. L'agent se branche dessus. L'artisan ne change pas d'outil, ne crée pas de compte, ne réapprend rien.

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