Le problème de départ
L'information utile est rarement là où on travaille. Une demande arrive par message. Le détail est dans un mail. La date est dans l'agenda. Le suivi finit dans un tableur.
Rien de tout cela n'est difficile. Mais quelqu'un passe une heure par jour à faire circuler ces informations.
Trois choses revenaient chaque semaine : - Il fallait tout réexpliquer. Aucun outil ne se souvenait de la discussion de la veille. - Des tâches tombaient. Une relance à envoyer, une veille à faire, et personne pour y penser au bon moment. - Les pannes ne se voyaient pas. Quand un accès expirait, l'outil répondait « rien trouvé » au lieu de dire qu'il était cassé.
Ce qui a été mis en place
D'abord, une seule conversation. L'assistant est accessible depuis la messagerie du quotidien. Il garde le fil. On reprend trois jours plus tard là où on s'était arrêté.
Ensuite, il agit vraiment. Il lit les mails, consulte l'agenda, ouvre les documents, pousse du code, pilote un navigateur. Chaque action sensible s'arrête devant une validation. Il propose, on confirme, il exécute.
Enfin, il se surveille. Il vérifie lui-même que ses accès fonctionnent. S'il tombe, un gardien le relance. Il note ses décisions dans un journal, et il le relit pour ne pas refaire deux fois la même erreur.
Ce que ça a appris
Le plus dur n'a pas été la qualité des réponses. Ça s'obtient vite. Le travail est ailleurs : redémarrer après une panne, savoir dire « je suis cassé » plutôt que « je n'ai rien trouvé », et ne jamais agir seul sur ce qui compte.
Comment ça marche
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